Développement Personnel
Que ce soit pour améliorer ses relations avec les autres ou tout simplement pour se sentir bien dans sa tête, il est essentiel d’apprendre à se connaître. Un travail sur soi est utile à l’épanouissement personnel et au bien être. Des moyens de vaincre ses petits défauts et d’affronter les épreuves aux 1 000 façons de prendre la vie du bon côté, les conseils de Doctissimo pour un "moi nouveau" ! Cultivez votre moi ! Se sentir en phase avec soi-même et utiliser au mieux ses capacités est essentiel. Car apprendre à s’affirmer par exemple permet de mieux gérer ses relations avec les autres. De même, développer sa créativité et son intuition peuvent être utile pour reprendre confiance en soi. Quelques conseils de Doctissimo pour être bien dans sa peau. Comment réussir sa vie Tout le monde aspire à " réussir sa vie ", même si cela recouvre différentes réalités selon les individus. Comment lever les freins et saisir les opportunités qui nous entourent ? Quelles sont les qualités indispensables ? Les réponses de Monique De Kermadec, psychologue et psychanalyste spécialisée dans l'accompagnement à la réussite. Doctissimo : Comment définir la réussite ? Monique de Kermadec : Il y a plusieurs définitions de la réussite. Pour certains, c'est une vie harmonieuse avant-tout, pour d'autres la priorité est de gagner beaucoup d'argent ou bien une reconnaissance voire la célébrité. En fait, la définition de la réussite dépend souvent de l'âge et de la société dans laquelle on évolue. En France, c'est surtout la réussite sociale ou du couple qui sont valorisées. Les succès professionnels et financiers viennent après. Doctissimo : Quelles sont qualités indispensables pour réussir ? Monique de Kermadec : D'abord, il ne suffit pas d'être intelligent ou diplômé pour réussir. Il faut avant tout trouver sa place, comprendre ce qui et important pour nous enrichir... et enrichir le monde qui nous entoure. De manière générale, ceux qui réussissent n'ont pas forcément quelque chose en plus. Ils ont surtout trouvé ce qui était important pour eux, l'ont investi avec passion et n'ont pas eu peur de l'échec. Lorsque j'examine autour de moi les gens qui ont réussi, ce sont ceux qui ont clarifié leurs besoins, ont osé sortir des sentiers battus sans craindre les revers, et qui y ont employé beaucoup d'énergie. Doctissimo : Selon vous, il ne suffit pas d'être intelligent pour réussir ? Monique de Kermadec : Exactement, un QI élevé ne suffit pas. En réalité, il faut avoir trois formes d'intelligence complémentaires. Schématiquement, l'équation est la suivante : R = QI+QE+QS. En clair, pour réussir, il faut un bon quotient intellectuel, une bonne intelligence sociale et émotionnelle. Avec un quotient intellectuel élevé, mais l'impossibilité de nouer des relations, de comprendre les autres et le monde qui vous entoure, ou l'absence de motivation et de passion, vous ne réussirez pas. Doctissimo : Quelles barrières peuvent nous empêcher de réussir ? Monique de Kermadec : En fait, nous avons tous une liste d'interdits, de freins, qu'il faut savoir surmonter. On a ainsi une petite voix intérieure qui a tendance à nous rabaisser : je n'ai pas la compétence, je ne viens pas du bon milieu, je suis moins intelligent que mon collègue... Ajoutez à cela un certain pessimisme, qui fige les personnes dans la situation dans laquelle elles se trouvent. Il y a beaucoup de talents qui n'aboutissent pas, des gens qui ne sont pas à leur place, tout cela parce qu'ils ne sont pas suffisamment optimistes sur leurs chances de réussite. Doctissimo : Comment justement lever ces freins ? Monique de Kermadec : Souvent, cela passe par le fait de parler à une personne extérieure. Car il est difficile de lutter seul contre la peur du changement et la force de l'habitude qui nous maintient dans un certain immobilisme. Les amis, les parents ou le conjoint ne sont pas forcément les bonnes personnes. S'ils veulent bien sûr notre bonheur, ils ne veulent pas nous voir changer. Ils sont habitués à fonctionner d'une certaine façon dans leurs relations avec nous. Inconsciemment, ils ne veulent pas briser cet équilibre ou voir changer ce mode de fonctionnement, pour ne pas risquer de perdre cette relation. Quelqu'un de totalement extérieur a un regard neutre, qui permet plus facilement de lever les freins et de remplacer cette petite voix négative par une voix positive. C'est d'ailleurs ce qui explique l'engouement pour les coachs. Doctissimo : Mais on ne maîtrise pas tout, il faut aussi de la chance pour réussir, non ? Monique de Kermadec : Oui et non. Les gens qui réussissent ont su saisir les opportunités quand elles se présentaient. Il faut être dans un état d'esprit pour provoquer les occasions et ne pas avoir peur de les saisir quand elles se présentent, ne pas craindre les échecs. J'ajoute que les chances ne sont pas toujours celles que l'on croit, et peuvent se cacher dans des événements négatifs. Un licenciement ou un refus pour un prêt vont amener les gens à repenser leur existence, à changer de vie. Et là encore, il faut savoir saisir les opportunités. Quand la lumière rythme notre horloge biologique Nous avons tous en nous une "horloge biologique". Son rythme est influencé par de nombreux facteurs, dont le principal est la lumière. Mais comment marche cette pendule ? De quelle manière est-elle influencée par la luminosité ambiante ? A l’instar de presque tous les animaux terrestres, nous vivons selon un rythme. Cela signifie que certains phéno- mènes biologiques, comme l’alternance veille/sommeil, se répètent à intervalles réguliers dans le temps. Ce rythme, dont la période est d’environ 24 h, est dit "circadien". Défini génétiquement, le rythme circadien est synchronisé par différents facteurs de notre environnement, le plus import- ant d’entre eux étant la lumière. Influence de la lumière sur notre organisme Arrivant directement sur la rétine de l’oeil, la lumière emp- runte une voie jusqu’à une partie du cerveau, l’hypotha- lamus, où se trouve l’horloge biologique. Cette dernière est reliée à de nombreuses autres horloges- situées dans divers tissus périphériques- et coordonne leur activité. Ainsi, en agissant sur notre organisme via l’hypothalamus, la dimi- nution, l’absence ou la survenance de lumière a une influen- ce sur divers phénomènes tels que la synthèse d’enzymes et d’hormones, notre rythme d’éveil et de sommeil, notre température centrale ou encore notre production d’urine (pour ne pas avoir à se lever la nuit pour aller aux toilettes). Ainsi notre exposition à la lumière nous fait produire de la sérotonine, qui est un neurotransmetteur énergétique. Cela a donc pour conséquence d’interrompre les phénomènes liés au cycle du sommeil et de nous éveiller. Quand le jet-lag dérègle l’horloge biologique La lumière aide notre organisme à être en synchronisation sur l’heure de la journée. Lorsque nous voyageons, surtout dans des pays lointains, le fuseau horaire change et notre horloge biologique s’en trouve bouleversée. Ainsi, apparaissent des troubles du rythme circadien et des symptômes physiques et psychologiques surviennent. Les plus courants sont la fatigue, les problèmes de sommeil, les troubles de l’humeur, une baisse des facultés cognitives ou encore les malaises gastro-intestinaux. La lumière et le rythme des saisons La lumière aide aussi notre organisme à être en adéquation avec les saisons. Ainsi, le passage à l’hiver perturbe notre rythme biologique puisque le niveau de luminosité, pendant cette saison, est bien inférieur au niveau nécessaire pour maintenir notre équilibre biologique. Cela peut se traduire, chez certaines personnes, par un changement d’humeur et conduire à ce que l’on appelle la dépression saisonnière. La luminothérapie pour régler l’horloge biologique Lorsque la lumière est présente ou absente à des horaires anormaux, elle entraîne la production de mauvaises hormones à la mauvaise heure et, par conséquent, dérègle l’horloge biologique. La luminothérapie consiste à s’exposer à une source de lumière spécifique, semblable à la lumière naturelle, directement au niveau des yeux. Elle a pour effet de recaler cette horloge biologique sur une phase normale et de lui permettre de déclencher à nouveau la production des hormones adéquates au bon moment. Une petite cure de lumière pour remettre les pendules à l’heure en quelque sorte... Je veux changer de nom de famille ! Parce qu'ils sonnent parfois comme des insultes, des noms d'animaux ou de célébrités, les noms de famille peuvent être une source de complexes et de problèmes relationnels. Faut-il pour autant changer de nom ? Quelques éléments de réponse. Vous êtes plutôt attaché à votre nom de famille, chargé d'histoire, et partie intégrante de votre identité. Depuis que vous le portez vous trouvez même sa sonorité plutôt agréable Ce n'est pas forcément le cas de tout le monde. Un complexe comme un autre Handicapés patronymiques : car chaque année, plusieurs centaines de personnes demandent à changer de nom. Comme le souligne le psychologue Marc Ferrero : "Les problèmes d’acceptation de soi peuvent concerner le physique mais également un prénom, un nom de famille, un groupe social que certains vont rejeter. Ces problèmes narcissiques apparaissent notamment dans les moments de crise : adolescence, quarantaine". Cela s'apparente ainsi à un complexe physique : certains trouvent qu'ils ont les seins trop petits, d'autres ne supportent pas leur nom de famille sans forcément que cela soit justifié. On a donc essentiellement un problème d'estime de soi. Si certains noms de famille peuvent être difficiles à porter, c'est surtout le ressenti de la personne qui va être responsable de la gêne. Un monsieur Verge peut très bien trouver son nom tout à fait normal, et son frère ne pas le supporter. D'ailleurs si un nom de famille a traversé les siècles jusqu'à aujourd'hui, c'est que plusieurs générations l'ont porté sans forcément en souffrir. Des noms difficiles à porter On peut identifier certains noms qui peuvent poser problème : * Les noms qui sont aussi des insultes ou des injures : Bâtard (2300 personnes), Connard (plus de 700 personnes avec un "n" ou deux), Cocu (830 personnes) * Les noms qui sont des parties du corps, parfois accolés à des adjectifs : Verge (2400 personnes), Anus (176 personnes), Grossetete (650 personnes) * Les noms de famille qui sont aussi des noms communs, notamment des noms d'animaux ou de fruits et légumes : Grenouille (130 personnes), Cochon (900 personnes), Poireau (800 personnes) * Les noms propres de célébrités ou de l'actualité : Proust (7 400 personnes), Chirac (900 personnes)... Sans parler des noms de marque, mais il est logique de trouver de nombreuses personnes dans ce cas : beaucoup de sociétés sont au départ des noms propres ! Faut-il changer de nom ? Si vous pensez que votre nom est invivable, ne le changez pas à la légère ! Demandez-vous toujours si votre nom est réellement la cause de votre mal-être, ou si les raisons sont plus profondes. Là encore, on peut faire un parallèle avec les complexes physiques : la chirurgie esthétique pour se faire refaire les seins, ou le nez, ne permet pas de tout résoudresi l'on ne s'attaque pas aux causes réelles du trouble. Il vaut mieux consulter un psy, pour avoir un regard extérieur sur votre problème de patronyme et savoir si c'est bien votre nom qui est en cause, ou si cela ne cache pas par exemple un trouble relationnel avec votre famille. Quelles démarches ? Mais si vraiment votre nom vous empêche au quotidien de vivre, il faut : * Faire une demande écrite au Ministère de la justice, demandant à changer de nom en expliquant vos raisons. En cas de refus, vous pouvez faire appel au Conseil d'Etat ; * Faire publier au journal officiel et dans un journal d'annonces légales votre intention de changer de nom ; * Attendre un délai légal de deux mois après la parution au journal officiel pour avoir l'autorisation de changer de nom. Dans tous les cas, n'oubliez pas que changer de patronyme, c'est un peu perdre ses racines. Préférez en modifier légèrement l'orthographe (enlevez un accent, changez juste une lettre) pour ne pas couper totalement avec vos ancêtres. Pour vos enfants Les enfants ne sont pas toujours tendre entre eux, et effectivement un nom de famille particulier sera facilement la source de moqueries. Mais il faut souligner que les bambins qui veulent se moquer d'un autre trouveront toujours moyen de déformer un prénom ou un nom de famille "classique" pour mieux le ridiculiser Aux parents alors d'essayer d'expliquer à l'enfant qu'il ne doit pas en tenir compte, et au besoin ils peuvent intervenir à l'école ou auprès des autres parents pour faire cesser les moqueries. Sinon, n'oubliez pas que vous avez le choix depuis le 1er janvier 2005 pour le nom de famille des enfants : ils peuvent porter au choix, le nom du père, le nom de la mère ou le nom des deux accolés (avec un double tiret). Et cette loi est rétroactive pour tous les enfants de moins de 13 ans. Devenez plus intuitif (ve) L'intuition n'est pas un don réservé à quelques élu(e)s. Au contraire, cette faculté ne demande qu'à être développée, et améliorée pour vous enrichir et faciliter votre vie. Mais il faut, pour cela, renouer le contact avec vous-même. On dit souvent que les femmes ont un "sixième sens" : une petite voix intérieure, qui leur fait deviner les intentions d’un interlocuteur, qui leur dit de foncer ou, au contraire, qui les met en garde Rien de surnaturel à cela, mais encore faut-il accepter, en toute simplicité, de l’écouter et de lui accorder la confiance qu’elle mérite. Ecouter votre voix intérieure L'intuitionL'intuition est comme la mémoire : elle nous apporte en permanence des informations sans que nous n’en prenions réellement conscience, que celles-ci soient immédiatement utilisables ou, au contraire, enfouies dans un coin sombre de notre cerveau. Mieux vous prendrez conscience de ce travail en écoutant vos sensations, plus votre intuition sera fiable et performante. Votre sixième sens se trompe rarement, c’est votre interprétation qui peut être erronée, parce que vous refusez de vous sentir entraînée. Votre "instinct" vous commande de vous méfier d’un individu pourtant chaleureux ? Il vous entraîne vers une autre que vous n’aviez pas remarquée ? Ayez confiance, laissez-vous guider. Trouvez votre état intuitif C'est un état d'attente qui permet à l'intuition de s'exprimer librement. Détendez-vous, respirez tranquillement et profondément. Essayez de vous concentrer mentalement, avec une image qui vous aidera à faire le vide. Si vous avez des émotions (colère, peur, chagrin ), ou que vous vous créez en pensée des obligations ("il faut que je"), vous n'êtes plus en état intuitif. Décryptez les «messages» On vous parle plusieurs fois dans la même journée d’une personne ou d’un endroit ? Un mot revient sans cesse (dans vos lectures, un film) autour de vous ? Cherchez à décrypter sa signification. Peu à peu, vous remarquez qu’autour de vous, les coïncidences se multiplient, vous les remarquerez et chercherez à y voir un "signe". Pourtant, n'attendez pas de message clair ou de réponse toute faite : l'intuition n’est pas claire et limpide, organisée en phrases ou en film. Au contraire, elle s'exprime par des métaphores, des images ou des symboles. Comme un message codé, fragmentaire, vous allez devoir la traduire, lui donner un sens. Comprenez que c'est la validité de votre interprétation qui rendra votre information intuitive "vraie" ou "fausse". Créez votre base de données Ecouter son intuition, c’est comme apprendre à s'exprimer dans une langue étrangère, mais chaque symbole (la mer, une femme en blanc, des fleurs, la couleur verte) peut avoir une signification différente selon la personne et le contexte. Il vous faut donc créer votre propre "dictionnaire intuitif". Dans un petit carnet, notez tout de qui concerne vos intuitions : quelles questions vous posiez-vous, et qu’avez-vous vu apparaître, quels sont les symboles qui réapparaissent systématiquement ? Peu à peu, votre dictionnaire s'enrichira et vous aidera à voir clair en vous. "Guide pratique de l'intuition" de Laura Day, éd Vivez Soleil, 19,82 €uros. La créativité, domaine réservé ? La créativité est la capacité à produire du nouveau, à créer ou découvrir de nouveaux objets, de nouvelles idées Mais cette qualité n’est pas exclusivement réservée aux artistes et autres inventeurs Comment développer la créativité qui est en vous ? Comment faire pour l’entretenir ? La créativité est intimement liée à l'histoire de l'évolution humaine ; sans elle, nous serions sans doute toujours au fond de nos cavernes ou, plus sûrement encore, aurions-nous disparu de la surface de la terre ; sans elle, le petit de l'homme ne saurait quitter le nid douillet du giron maternel pour investir le monde environnant. Or, si personne ne doute que la créativité soit un des plus beaux fleurons de notre humanité, peu de personnes ont le sentiment d'y avoir personnellement accès. Alors, cette qualité est-elle réservée à une élite ? Nous sommes tous créatifs La créativité reste souvent associée dans nos esprits à des domaines bien définis tels que l'expression artistique, la recherche scientifique ou encore les technologies nouvelles Pour beaucoup, elle ne serait que l'apanage de quelques "élus" (grand inventeur, artiste célèbre) sur le berceau desquels les fées se seraient penchées. Elle serait donc inaccessible au commun des mortels. C'est sans compter les milliers de mini-créations que nous demande chaque jour la conduite de notre vie ; c'est faire peu de cas de toutes ces petites nouveautés et ces petites différences qui ravivent notre quotidien et qui font de nous des êtres humains et non des robots : rajouter des épices à la recette habituelle, bricoler, chanter sous la douche, prendre une nouvelle route pour aller travailler... Tout cela est une forme de créativité. La concevoir comme un domaine réservé à des champs d'activité définis ou à des personne particulières, c'est assurément l’une des multiples façons que nous avons d’étouffer notre créativité. Il en existe d'ailleurs beaucoup d'autres. Eviter les obstacles à la créativité L'un des obstacles les plus courants à l’expression de notre créativité est la difficulté que nous avons à sortir du cadre de nos habitudes (de penser, de faire, d'organiser notre vie). Ceci est à rapprocher de ce que la psychologie nomme "résistance au changement", autrement dit, la tendance de tout individu à éviter ce qui risque de contrarier ses opinions, ce sur quoi repose son sentiment d'identité personnelle, son Moi. Tout bouleversement de nos repères provoque un sentiment de dépersonnalisation entraînant de l'angoisse et mobilisant des "mécanismes de défense" visant à retrouver son assise ébranlée. Or, tout acte créatif, même le plus simple, a quelque chose d'un peu "révolutionnaire", car il vient briser les limites du connu. Heureusement, nous avons les moyens de dépasser nos structurations provisoires. A moins qu'elles ne soient entravées par des blocages psychologiques importants, des résidus du passé (peur du rejet, manque de confiance en soi, peur inhibante de l'échec), les facultés créatrices de l'être humain sont toujours là, disponibles et prêtes à se développer pourvu toutefois qu'on les nourrisse. Nourrir sa créativité Tout acte créatif est vivifiant pour celui qui en est l'auteur. Avant de s'en trouver nourri, celui-ci doit l’aider à se développer. Car la créativité réclame le plus souvent d'être fortifiée. Non pas qu'elle nécessite des efforts, des exercices particuliers de musculation ou de concentration, comme on le ferait pour obtenir un meilleur rendement de son corps ou de son cerveau. Au contraire, il s'agirait plutôt d'en faire le moins possible juste mettre un peu de jeu (dans les deux sens du terme) dans notre vie, comme le font si naturellement les enfants en bas âge. Ce n'est pas un hasard si les facultés imaginatives de l'enfant s'amenuisent à mesure que grandit sa raison. L'imagination, qui se trouve intimement liée au processus de créativité, ne fait bon ménage, ni avec la logique, ni avec la raison. Logique et raison éliminent ce qui est nouveau, inconnu, et le ramènent à du connu, de manière à pouvoir le traiter. Ce que réclame la créativité, c'est de l'espace, du temps et de la détente, autant d'éléments permettant de se déconnecter du raisonnable et d'oser entrer dans ce que Bachelard appelle le domaine du "pourquoi pas" et du "surréel". Les dirigeants d'entreprise ne s'y trompent pas : pour trouver des idées nouvelles, ils réunissent de façon informelle des groupes de personnes qui expriment tout ce qui leur vient à l'esprit sur un thème donné Et ces "brainstorming" peuvent être extrêmement créatifs. La créativité, entrée libre Selon Paul Eluard, "Il y a bien un autre monde, mais il est dans celui-ci". Ce monde auquel il fait allusion n'est donc pas réservé à quelques élus. Nous avons chacun notre autre monde. Notre propre créativité est là, et quoique nous ne la reconnaissions pas toujours, c'est elle qui donne de l'air à notre quotidien. Ainsi nous appartient-il soit de nous en tenir là et de la laisser vivoter à nos côtés, soit de lui aménager un peu plus d'espace dans notre vie et de la fertiliser. Commençons déjà par la reconnaître en nous, même dans ses plus infimes manifestations. Le pas suivant est de prendre au mot nos envies fugitives, nos "Tiens, je ferais bien ça !" et de s'y mettre. Il faut une certaine fermeté (l'entourage n'est pas toujours très encourageant), un brin d'esprit de rébellion (pour faire autre chose que de recopier), et suffisamment de confiance pour persévérer, en dépit des peurs et des frustrations qui pourraient, de temps à autre, prendre le pas sur le plaisir de créer. Apprenez à vous affirmer...sans excès ! Contrairement à certaines idées reçues, ceux qui sont le plus à l'aise dans leur vie personnelle et professionnelle ne sont pas ceux qui ont un QI supérieur à la moyenne. Ce sont ceux qui vivent en bonne intelligence relationnelle avec les autres, qui savent s'affirmer. Ni "hérisson", ni "paillasson", ils savent obtenir ce qui leur tient à coeur sans écraser leur entourage ou le manipuler. Alors comment développer cette affirmation de soi ? Comme l'a montré Henri Laborit, l'homme est resté pour beaucoup fidèle à ses comportements instinctifs. Face aux difficultés qu'il rencontre à vivre avec ses semblables, ce qui lui vient le plus naturellement, c'est soit de fuir (se soumettre, accepter l'inacceptable, se plaindre, se refermer sur soi-même), soit d'attaquer (exercer sa colère, son mépris, insulter, frapper). Fuite ou agression ? Or, les comportements de fuite, de passivité et de dévouement forcé ne vont pas sans de profonds malaises physiques (somatisations) et psychologiques pouvant aller jusqu'à des états dépressifs. Quant aux comportements d'agression, ils fragilisent la relation aux autres en provoquant la méfiance, la peur, la fermeture et le rejet. Dans nos modes de fonctionnement les plus primaires (là où l'intelligence et le raisonnement sont "hors circuit"), nous ne sommes guère différents de l'animal. Nous ne sommes pas très éloignés non plus du petit enfant qui, pour obtenir ce qu'il veut, ne connaît, dans un premier temps, que les larmes ou la colère. Et que fera cet enfant si ses larmes et ses colères ne sont pas suffisamment prises en compte, s'il se sent par trop insatisfait dans ses besoins et ses désirs ? Il cherchera à obtenir ce qu'il veut de façon plus détournée : par la roublardise et/ou la séduction. Il apparaît alors une autre façon de vivre sa relation aux autres : la manipulation. Promesse et périls de la manipulation Qu'elle passe par les voies de la séduction ou par celles du mensonge (sous toutes ses formes), la promesse que porte en elle la manipulation, c'est de pouvoir s'approprier ce qu'on désire sans avoir à le demander ; sans avoir à prendre le risque d'un refus, le risque de perdre son pouvoir, son contrôle sur les autres. Poussé à son extrême, et dans son versant le plus pathologique, on rencontre ici la "perversion" ; quoique moins nuisible, la manipulation témoigne néanmoins d'un non respect de l'autre. Qu'il s'agisse de gagner les faveurs de quelqu'un ou d'une assemblée, ou d'obtenir un service ou un avantage quelconque, ce qui importe c'est de faire avaler la couleuvre, en dépit des aspirations, des besoins ou des désirs de l'autre, en dépit de ce qu'il est. Cette façon de faire présente incontestablement des avantages à court terme ; c'est la raison sans doute pour laquelle elle est si courante : que celui qui n'y a jamais goûté lance la première pierre ! A long terme, par contre, le manipulateur risque fort d'obtenir les mêmes résultats que les personnes agressives, avec de surcroît, la tension extrême que suscite la crainte des coups bas, des retours de bâton et le fait d'avoir à maintenir, coûte que coûte, une position de force et une image de lui-même qui n'est pas conforme à ce qu'il est réellement. Au-delà de nos réactions instinctives et de nos conditionnements éducatifs, nous avons toutefois les moyens de nous comporter de façon plus bénéfique pour nous même et les autres. Les bienfaits de l'affirmation de soi Rester soi-même face aux circonstances et aux comportements quelquefois très irritants de son entourage, nécessite de faire appel à un certain nombre de facultés proprement humaines : la conscience, la réflexion et la capacité à contenir et à exprimer ce qu'on ressent, l'empathie L'affirmation de soi réclame également de pouvoir s'appuyer sur une solide confiance en soi, en les autres et en la vie. Avoir confiance en soi, ce n'est pas se prendre pour un surhomme. C'est au contraire, accepter ce qui cloche en nous, sans penser que ça nous empêche de valoir quelque chose, d'être aimé, de réussir ce qu'on entreprend, ni d'être heureux. Dès lors que l'on s'accorde de la confiance, on peut en donner, car notre relation aux autres est le miroir du rapport que nous entretenons avec nous-mêmes. Un bon chef, par exemple, est celui qui a suffisamment confiance en lui pour se montrer tel qu'il est, y compris, si nécessaire, dans ses lacunes. C'est aussi celui qui saura témoigner par son attitude de la confiance qu'il a en ses équipes et la manifester individuellement et collectivement. Développer son intelligence relationnelle Quels en seront les résultats ? Les mêmes que dans tout groupe, toute famille dont les membres possèdent une réelle intelligence relationnelle, autrement dit des personnes ayant la capacité d'être en accord avec elles-mêmes et la volonté de vivre en bonne harmonie avec les autres, en dépit des dissensions qui ne manquent pas d'apparaître dans toute activité humaine. On trouvera alors davantage d'entraide, l'envie d'avancer ensemble, moins de méfiance et de tricheries, un regain d'énergie, plus de détente et de bien-être pour chacun Rester fidèle à soi-même, s'affirmer dans ce qu'on est en toute circonstance peut sembler un défi un peu ambitieux. Il n'en reste pas moins que c'est l'attitude la plus bénéfique que nous puissions adopter pour assurer la réussite de nos relations amoureuses ou de nos amitiés, pour mobiliser les autres, les influencer, les mettre à l'aise et se sentir à l'aise dans sa vie. Il suffit pour s'en convaincre de se rappeler de ces fois où l'on a su demander clairement ce qu'on voulait, négocier honnêtement un contrat, dire non fermement mais calmement, résoudre un conflit, maîtriser sa colère ou son désappointement on se sent à la fois plus léger et plus fort, rempli d'énergie, renforcé dans la confiance qu'on a en soi-même, en les autres et en la vie. Et si c'était ça le bonheur ? Vaincre ses complexes, c'est facile ! Un menton en galoche, un nez trop long, des seins trop lourds, des oreilles décollées nos imperfections nous gâchent parfois la vie. Comment faire la paix avec notre physique ? Si certain(e)s vivent bien avec leurs petits défauts, d’autres en "font une maladie". Certes, nul n’est parfait, mais la personne complexée se polarise sur l’une de ses imperfections (physiques ou intellectuelles), lui attribue tous ses échecs (je n’ai pas eu cet emploi parce que je suis gros, cette fille n’est pas sortie avec moi à cause de mes dents), et se persuade que, si son défaut n’avait pas existé, sa vie en aurait été considérablement plus brillante. Causes de ces complexes souvent inavoués : une "prédisposition" au perfectionnisme (le complexé refuse d'être moyen, lambda), sur laquelle se greffent des blessures d'enfance, ou d'adolescence, justifiées (surnoms dévalorisants des copains de classe, remarques d’adultes). Bilan, même à l’âge adulte et malgré une vie plutôt réussie, certains complexes rejaillissent sur notre quotidien. Telle femme dissimulera ses seins, qu’elle déteste, sous des blouses amples, tel autre ne se montrera que sous son profil gauche (son oreille droite est «atrocement» décollée) ! Dans les cas extrêmes, on parle de "dysmorphophobie" (ou phobie de présenter une difformité), qui est une pathologie du moi : la victime a une image d'elle si déplorable qu'elle est incapable de se voir telle qu'elle est réellement. * Acceptez d’être ordinaire : Un peu de réalisme : vous ne ferez jamais la couverture de "Elle" ou "M Magazine". Est-ce si grave ? Cela vous empêche-t-il d’avoir un conjoint, des amis, des enfants, un emploi qui vous plait ? Non ! Alors acceptez de ne pas faire partie des grands de ce monde, et faites votre deuil de vos rêves de mannequin. Et regardez un peu autour de vous, avec lucidité ; * Faites le point : N'attribuez pas tous vos ennuis à vos complexes : c'est une solution de facilité, qui vous empêche souvent de voir l’essentiel. Vous n’avez pas été reçue à votre examen oral ? La raison n’est-elle pas à chercher dans le faible travail fourni (ou la faiblesse de la connaissance du sujet) , plutôt que dans votre nez épaté ou votre culotte de cheval ? Vous vous focalisez sur un détail mais comprenez que les autres vous voient dans votre globalité ! * Confiez-vous : Parlez à quelqu’un en qui vous avez toute confiance (meilleure amie, conjoint) de ce défaut qui vous pourrit la vie, demandez-lui un avis honnête et écoutez vraiment ce qu’il vous répond. Consultez un chirurgien esthétique qui pourra, soit vous rassurer, soit vous expliquer comment corriger votre imperfection : radical pour vous dégoûter de passer sur le billard et vous apprendre à vous contenter de ce que vous avez ! Si vos complexes vous dépriment vraiment ou vous rendent affreusement timide, un entretien avec un psychologue ou psychiatre peut également être très utile. * Choisissez votre entourage : Souvent, les gens dont l'estime de soi est défaillante s'entourent mal, et recherchent sans le savoir un entourage qui les critique facilement. Evitez bien des souffrances supplémentaires en choisissant plutôt des gens qui vous aiment vraiment, pour ce que vous êtes, et qui ne prendront pas plaisir à vous rabaisser * Retrouvez confiance en vous : Plus vous serez valorisé(e) (quel que soit le domaine), moins vous vous focaliserez sur vos petits défauts. Elargissez vos domaines de compétence, développez les secteurs (professionnels ou personnels) dans lesquels vous vous sentez à l'aise, progressez professionnellement ou socialement, faites-vous de nouveaux amis Se réconcilier avec soi-même Que faire quand rien ne va plus entre vous et vous ? Quand votre ras le bol de vous-même et vos complexes prennent le dessus ? S’il n’existe pas de panacée - ça se saurait - voici quelques clés qui vous aideront à retrouver le bonheur. La première chose à faire pour se réconcilier avec soi-même, c’est de découvrir ce que cache la souffrance que vous éprouvez. A bas la politique de l’autruche Le monde dans lequel nous vivons a une fâcheuse tendance à faire l’autruche face à la souffrance, tant que celle-ci ne s’impose pas d’elle même (jambe cassée, fièvre, lumbago, dépression). Nous ignorons (très) souvent nos souffrances, voire les méprisons : "bof, ça ira mieux demain". Quand ce n’est pas notre entourage qui nous rappelle à l’ordre : "ce que tu es susceptible !", "arrête de t’écouter" "t’as toujours un truc de travers, hein !"... Quelle erreur grossière ! Parce que la souffrance, sous son habit peu attrayant, recèle des trésors : comment saurions-nous que quelque chose ne tourne pas rond, que nous sommes à côté de nos pompes si la souffrance ne venait tirer la sonnette d’alarme ? En ce sens, on peut même dire qu’elle est, paradoxalement, plutôt un signe de bonne santé : elle signale qu’il faut réagir à une situation donnée. Entendre le(s) secret(s) de la souffrance Mais pas plus qu’on ne devient alchimiste du jour au lendemain, on ne transforme le plomb de ce qui nous fait souffrir en or du bonheur retrouvé en un seul jour. L’une des premières difficultés de l’aventure est de décoder le(s) message(s). Y réussir suppose de ne pas se laisser envahir par la souffrance. Parfois c’est trop difficile tout seul. Il ne faut pas hésiter alors à demander conseil à un professionnel. Non seulement cela n’a rien de déshonorant mais son aide peut nous permettre de passer un cap qu’on croyait infranchissable. Quoi qu’il en soit, seul ou accompagné, il s’agit d’apprendre à accueillir notre souffrance, à lui donner sa place, et à la respecter sous peine -si on la dénie- de la voir un jour nous submerger. Donc, la première chose à faire est de se poser afin d’affronter sa souffrance. On peut prendre avec elle une tasse de thé, un verre de jus de fruit ou mettre une musique qu’on aime particulièrement par exemple. On aura tout intérêt à éviter alcools et excitants. Bien installé, on écoute alors son histoire, de son origine à tous ses composants, sans rien juger, ni censurer... Ce qui est plus difficile qu’il n’y paraît : des sentiments comme l’orgueil peuvent très vite tenter de s’interposer : "pas moi, je suis au-dessus de tout ça". Il s’agit d’apprendre à les écarter, sans violence mais avec fermeté et douceur, afin d’entendre la messagère qu’est toute souffrance. C’est le début de ce qu’on appelle s’occuper de soi. Apprendre à s’occuper de soi C’est la réelle aventure à laquelle nous sommes conviés. Nous sommes invités d’abord à constater, sans chicane ni exigence, là où nous en sommes (anxieux, rapide, tyrannique). Nous sommes appelés à devenir fidèles à nous-mêmes, à nos besoins, nos aspirations, nos valeurs. S’occuper de soi c’est apprendre à s’aimer, tel qu’on est, en perpétuelle transformation (inhérente au fait que nous sommes vivants) et non pas tel qu’on voudrait être ou tel qu’on croit que le monde voudrait qu’on soit. S’occuper de soi, c’est apprendre à devenir soi, en équilibre dynamique entre liberté intérieure et contrainte sociale. Pour notre bonheur... et celui du monde qui nous entoure. Apprenez à mieux gérer votre temps Vous n’arrêtez pas de courir à droite et à gauche toute la semaine ? Le week-end, vous n’avez pas une seconde pour vous reposer ? Il faut lever le pied, sortir le nez du guidon ! Comment mieux gérer son temps ? Comment être à la fois efficace, dynamique et heureux ? Combien d'entre nous ne cessent de courir tout au long de la semaine, certains ayant même l'impression d'avoir vécu trois journées en une ? Au début, on trouve ce rythme dynamisant, on se donne un peu l'impression d'être un surhomme, c'est plutôt valorisant et agréable. Mais, petit à petit, on se sent de plus en plus débordé, et le stress, maladie des temps modernes, finit par nous accompagner au quotidien. On a le sentiment qu'on ne s'accorde plus de temps pour soi, on se sent emporté dans une spirale qu'on ne maîtrise plus. Comment reprendre le dessus ? Etablissez vos priorités On s'éparpille dans des activités plus ou moins importantes, qui nous grignotent de précieuses heures, et on perd de vue les priorités. La première chose à faire sera donc d'établir des listes des activités selon qu'elles sont essentielles, importantes, ou secondaires. Communiquez efficacement Vous gagnerez aussi du temps en apprenant à mieux communiquer, tant avec vos proches, qu'avec vos collègues de travail. Une bonne communication est celle qui va à l'essentiel. Ne noyez pas votre interlocuteur sous un déluge de détails inutiles, et cernez clairement l'objectif de votre communication. Sachez déléguer Vous devez apprendre à déléguer. A la maison, demandez à vos enfants de faire quelques courses, ou de participer aux tâches ménagères (même si vous pensez qu'ils le font moins bien que vous). Au travail, sachez vous entourer de collègues efficaces, à qui vous pourrez déléguer une partie de votre activité en toute confiance. Du mal à déléguer ? Questionnez-vous sur les raisons profondes de cette réticence Retrouvez le goût du farniente S'accorder du temps pour soi, faire une plus grande place à ses loisirs et à ses rêves, ça n'est pas perdre du temps. Au contraire, cela vous re-dynamise, et vous rend plus créatif pour des tâches jugées plus sérieuses. Vie professionnelle et vie privée doivent se nourrir l'une de l'autre : s'équilibrer et non pas s'opposer. Fixez-vous des objectifs réalisables Certains pensent que seule compte la réussite sociale, et c'est l'objectif qu'ils ont choisi d'atteindre dans leur vie. Ils passent énormément de temps à travailler, ils s'investissent complètement dans leur tâche et sont persuadés qu'ils pourront profiter de la vie une fois que cet objectif sera atteint. Professionnellement, ils s'imposent de toujours être parfaits. Malheureusement, ils s'exposent au risque d'être constamment insatisfaits. En effet, qui peut être toujours parfait ? Personne et leur objectif étant irréalisable, c'est un sentiment d'insatisfaction qui envahira leur vie. Il conviendra donc de préférer des objectifs réalisables et mesurables dans le temps. Quand êtes-vous le plus efficace ? Vous devez savoir à quel moment de la journée (matin, après-midi, soir) vous êtes le plus efficace. Si c'est le matin par exemple, alors les activités importantes, les rendez-vous essentiels, les prises de décision, etc., devront être programmés à ce moment là. Si vous vous laissez déborder de la sorte et que vous l'avez accepté, c'est forcément que vous en retirez des bénéfices secondaires. Quels sont-ils ? Vous devrez absolument trouver une réponse à cette question si vous voulez réellement changer, et organiser votre temps de façon plus judicieuse. Ces bénéfices secondaires sont différents pour chacun, ils peuvent être de l'ordre d'une reconnaissance du groupe (toujours valorisante), d'un goût du défi, d'une prise de pouvoir sur les autres, d'une nécessité économique, etc. Respecter ces quelques conseils vous aidera probablement à réduire le stress négatif dû à une mauvaise gestion du temps. Toutefois, vous ne ferez pas l'économie d'une réflexion approfondie sur vous-même et sur votre façon de fonctionner. Seule cette démarche permettra un changement durable dans le temps. Comment développer son charisme ? Apprenez à dire non N O N : vous avez du mal à articuler fermement ce petit mot, et vous retrouvez souvent piégé(e) ? Un peu de courage, faites connaître clairement aux autres votre refus d'obtempérer. Cela s'apprend ! Votre patron vous demande de rester plus tard ce soir, votre enfant veut sortir pour la troisième fois cette semaine, votre frère veut vous emprunter 10 000 francs Vous n’êtes pas d’accord ? Dites-le ! Trop souvent, nous cédons aux pressions et lâchons à regret un "oui", simplement parce que nous avons peur des conséquences de notre refus. "Exprimer son désaccord nous oblige à être actif, à remettre en question l'ordre établi, explique Marie Haddou, psychologue clinicienne et auteur de "Savoir dire non" (éd Flammarion)". Dire non, c'est accepter de devoir ensuite s'expliquer, négocier avec l’autre. C’est aussi s'exposer à des critiques, à des rancunes, passer pour un sans-coeur, un casse-pieds. Cette peur d'être mal jugé renforce l’état de dépendance dans lequel nous nous trouvons vis-à-vis des autres. C’est pourtant indispensable si l’on veut affirmer sa personnalité et être vraiment soi-même Voilà six conseils à mettre en pratique pour ne plus "se faire avoir" : 1 - Ne culpabilisez pas Pas facile de s’affirmer sans passer pour une personne avec un sale caractère. Pour obtenir un "oui" de votre part, tous vos demandeurs, proches (famille, amis) ou éloignés (commerçants, patron) vont tenter de vous culpabiliser. Stop ! Ne vous laissez pas influencer : votre refus ne doit pas vous remettre en cause. Ne cédez surtout pas au chantage, notamment affectif. 2 - Ne vous précipitez pas Prenez votre temps pour peser le pour et le contre et donner votre réponse même, ou surtout, si vous sentez qu’on vous presse pour obtenir plus vite et plus facilement votre accord. N’hésitez jamais à demander un délai de réflexion "je vais y réfléchir". 3 - Préparez-vous Opposer un refus est toujours source d’anxiété : apprenez à gérer celle-ci, tout particulièrement en prenant conscience des pensées automatiques négatives que génère votre volonté de refus. Remplacez vos monologues intérieurs ("ça tombe toujours sur moi", "je ne suis pas très sympathique") par des pensées réalistes ("j'ai le droit d'exprimer mes opinions"). Fabriquez-vous des expressions toutes faites que vous n’aurez qu’à sortir de votre poche : “je suis sincèrement désolé, mais ma réponse est non” ou “je regrette vraiment, mais je préfère m’abstenir” 4 - Soyez tacticien N’agressez pas votre interlocuteur : préférez le "je" ("je ne peux pas te prêter d’argent") au "tu" ("tu n’as jamais un centime"). Adoptez des techniques connues des psychologues, par exemple celle dite "du disque rayé". Elle consiste à répéter sans discontinuer votre opinion, quelles que soient les objections de votre interlocuteur, jusqu'à ce qu’il les entende "je suis désolé(e) mais j’ai un rendez-vous" ou "ce meuble me plaît mais je n’en ai pas les moyens". Autre technique, l'écran de brouillard consiste à paraître accepter les critiques sans abandonner votre point de vue : "je sais, ce n'est pas très gentil de ma part mais je peux pas t'aider ce week-end". Ces deux attitudes particulièrement décourageantes pour votre "demandeur" devraient lui faire lâcher prise rapidement. Là encore, entraînez-vous ! 5 - Trouvez une solution de substitution : La méthode du “non, mais” vous permet de contourner la difficulté. Expliquez à votre frère “je comprends tes soucis financiers, mais je ne peux pas t’aider en ce moment. Pourquoi ne demandes-tu pas une avance à ton patron ? ” Expliquez à vos parents “je sais que vous comptiez sur nous pour Noël mais nous avons prévu d’aller à la montagne. Par contre, nous pouvons nous retrouver le premier week-end de janvier” Vous montrez ainsi que vous avez vraiment réfléchi à la demande et nul ne pourra vous reprocher votre désintérêt. 6 - N’en abusez pas Ne refusez rien par esprit de contradiction, parce que vous êtes énervé(e), tendu(e), ou parce que vous avez trop bien appris la leçon ! Veillez également à ne pas opposer des refus agressifs ou maladroits, vous passeriez vite pour une personne peu sympathique ! Le non doit être utilisé à bon escient pour favoriser des échanges authentiques. Les contradictions, les désaccords et les accords possibles permettent une vraie communication, un échange. En fait, savoir dire non permet de bien savoir dire "oui" ! S'aimer, ça s'apprend ! Vous ne ressemblez pas aux nouvelles icônes qui s’affichent dans les magazines et vous n’êtes pas l’employé du mois dans votre bureau Peu importe ! Apprenez à vous aimer tel que vous êtes. Découvrez quelques conseils pour qu’à nouveau l’amour fou règne entre votre ego et vous ! Apprendre aimerAujourd’hui, difficile de s’affirmer et d’avoir confiance en soi. Car on a souvent tendance à se dévaluer, quand ce n’est pas notre entourage qui s’en charge ! Pourtant, s’aimer est l’une des clés essentielles pour renouer avec soi, retrouver la confiance, s’ouvrir aux autres et être heureux. Chassez les anti-moi ! Comme le souligne Martine Teillac dans son livre "S’aimer pour aimer les autres", il faut chasser certains travers qui nous fragilisent et remettent en cause notre confiance en soi : * Halte à la parano : non, votre voisin ne vous a pas regardé de travers, non vos collègues de boulot ne cancanent pas dans votre dos Toutes ces petites peurs irraisonnées vous empêchent de vous épanouir et de vous concentrer sur l’essentiel. Le problème ? Vous projetez sur les autres votre manque de confiance en vous. * Arrêtez de tout dramatiser : chaque erreur ou parole de travers prend chez vous des proportions incroyables ? Tout semble bon pour vous dévaloriser et finalement vous mettre en situation d’échec. Mais vous n’êtes pas la sempiternelle victime. Il faut sortir de ce cercle vicieux que vous entretenez. * Arrêtez de vous comparer aux autres : souvent, le fait de regarder les qualités du voisin vous empêche de voir votre propre valeur. Aiguisez plutôt votre sens critique et vous verrez que les autres ne sont pas aussi parfaits qu’ils en ont l’air Qualités et défauts : un bilan s’impose ! Le problème justement du manque de confiance en soi, c’est qu’il exacerbe les défauts et masque les qualités. Il est donc essentiel d’apprendre à remettre les premiers à leur place, en identifiant les seconds. Dans leur livre "S’ouvrir à son coeur d’enfant", Marie France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont proposent ainsi un exercice simple pour identifier ses qualités : 1- S’installer dans un endroit calme, sans téléphone, avec un papier et un crayon ; 2- Respirer calmement et profondément ; 3- Dès que vous êtes prêt, notez vos 20 qualités en moins de trois minutes ; 4- Une fois le temps écoulé, quel que soit le résultat, posez-vous quelques questions : avez-vous eu du mal ? Que ressentez-vous face à cette liste ? Reconnaître l’existence ces qualités vous met-il mal à l’aise ? Etes-vous persuadé de posséder ces qualités ? L’exercice est à recommencer jusqu’à ce que vous soyez convaincu de posséder ces qualités. Respectez vos valeurs Pour être soi-même, il faut peut-être apprendre à connaître et respecter ses valeurs. Et il faut autant que possible éviter de s’imposer des règles de conduite qui vont à leur encontre. Par exemple, si vous êtes profondément altruiste, vous vous épanouirez certainement plus dans un travail du secteur social qu’au sein d’un service commercial dans lequel vous devrez vous battre quotidiennement, contre les autres et contre vous-même. Car si l’on peut donner le change quelques mois voire quelques années, il est difficile d’aller indéfiniment contre sa nature. Alors faites le point sur vos valeurs profondes, qui ne doivent pas être "négociables". Cette base doit toujours vous servir de guide dans vos choix de vie. Renouez avec le passé Souvent, l’histoire familiale est un poids qui peut grandement limiter notre confiance en nous. Vous avez peut-être l’impression que vos parents ne vous ont pas forcément soutenu durant l’enfance, voire vous ont mis des bâtons dans les roues ? D’abord, dites-vous bien que chacun essaie de remplir son rôle du mieux qu’il le peut ! Ils n’ont jamais eu pour ambition de vous saper le moral ! Mais ils peuvent être dans un schéma de réparation, et vouloir réussir à travers vous par exemple, pour compenser leur propre vécu. Il peut y avoir les parents trop étouffants, avec lesquels il faudra couper le cordon. Bref, chaque situation est différente et souvent complexe. L’essentiel pour prendre confiance en soi, c’est de comprendre ces liens que nous entretenons avec notre famille, pour les appréhender sans les subir. Il faut identifier les modèles parentaux, et apprendre à se positionner par rapport à eux, en décidant de ce qu e l’on garde et ce que l’on jette. Enfin, s’aimer ne vient pas tout a coup. Il faut y aller pas à pas, pour progresser et réussir à construire sa personnalité. Les 5 clés du bonheur Le bonheur ne s’achète pas chez un concessionnaire, mais se cultive plutôt comme un jardin. Certains lui courent après, d’autres le savourent, mais tous nous y aspirons. Pour vous aider dans cette quête, des spécialistes vous proposent cinq pistes Le bonheur est dans le pré, pour les uns. Pour d’autres, il est dans les bras de l’être aimé, ou au détour d’une galerie d’art. Chacun le sien, donc, et tout le monde y a droit ! Parfois, il est à portée de mains, souvent on passe à côté. Disposition de l’esprit ou don du ciel ? Peu importe ! L’important est de le cultiver. Il existe plusieurs pistes, toutes reposent sur des attitudes et une pratique au quotidien. Alors suivez nos conseils: 1 - Retrouvez l’estime de soi Les clés du bonheurCertaines personnes ont le don de se dévaloriser, d’autres savent qu’elles sont un cadeau au monde. La différence entre les 2 ? L’estime de soi ! C’est un gage de bonheur, une dimension de votre personnalité qui a besoin d’être alimentée. Une personne qui a une haute estime d’elle-même, se traite en diva, "elle prend la responsabilité de sa vie, et donc de son bonheur, sans blâmer les autres", explique le psychiatre Christophe André. Celle qui en a peu ne s’apprécie jamais assez et rencontre d’innombrables difficultés. Pour la cultiver, commencez par dérouler le film de vos succès. En fin de journée, vous avez pris l’habitude de vous souvenir des mauvaises nouvelles : ce dossier est inextricable, il a plu tout le week-end. Pensez plutôt en positif : une petite victoire au boulot, un compliment de votre amoureux... et c’est bien agréable. 2 - Cultivez de bonnes relations avec les autres Le bonheur ? Bichonner ses amis. "En contrepoint à l’ego attitude, penser aux autres est important pour être heureux" affirme Albert Ellis, fondateur de l’approche émotivo-rationnelle. Son conseil : ne cherchez pas à vous sentir systématiquement aimé ou accepté par votre entourage. Faites de l’approbation des autres un objectif souhaitable, mais non indispensable. Au lieu d’attendre des autres, soyez prêt à donner. N’hésitez pas à rendre service ou à multiplier les occasions de faire la fête. Invitez vos voisins à dîner ou organisez des brunchs avec vos amis, le dimanche. Ça demande bien moins de temps et de moyens qu’on l’imagine. 3 - Donnez-vous des petits plaisirs Et si le bonheur de vivre, était une suite de petits bonheurs ? Les petits plaisirs mettent le moral au beau fixe... une pause café avec un collègue qu’on aime bien, un rayon de soleil au coeur de l’hiver Le bonheur, c’est comme la santé, ça s’entretient tous les jours. Faites-vous du bien, et surtout éviter de multiplier les corvées, les vitres, les comptes, les courses à Carrefour. Vous pouvez aussi penser en terme de récompenses, de bénéfices personnels. "Si je décroche ce budget, je m’offre un week-end en amoureux" ! Prenez le parti de la gaieté : la joie augmente le taux d’endorphine, ces hormones relaxantes, molécules du bonheur. 4 - Faites la paix avec votre passé De vieilles rancunes au sujet d’un ex, une histoire familiale difficile... il arrive que les souvenirs soient parfois encombrants. Pour gagner en légèreté et donc en capital bonheur faire la paix avec son passé est souvent une nécessité. Il suffit parfois d’en parler. C’est souvent plus facile, avec une amie, même si l’objet de la discorde est sensible. Dans le cadre du couple ou de la famille, c’est parfois plus délicat. Le travail de deuil ou de pardon ne se fait pas tout seul, l’accepter est déjà un pas vers la résolution du problème. Aujourd’hui consulter un psy est devenu courant. Pour comprendre, mettre à jour et s’en délivrer, consulter un professionnel est parfois la bonne solution. Surtout si vos angoisses, ou un certain mal-être, deviennent un obstacle à votre bonheur. Faire la paix avec son passé est aussi un signe de maturité. 5 - Développez votre créativité Combattre la routine, s’ouvrir à l’inconnu... Et si on essayait la créativité, un des piliers du bonheur ! D’après Christian Boiron, philosophe, pour explorer, exprimer sa personnalité et être heureux, cette qualité est essentielle. Votre matière première : la curiosité ! Autorisez-vous les erreurs, les tâtonnements... dans de nombreux domaines. Tout le monde peut s’y mettre ! Dans la cuisine, par exemple. Que ce soit pour un dîner en amoureux, ou un goûter d’enfants, amusez-vous et inventez. L’écriture, aussi est agréable. Imaginez des personnages de roman en regardant les gens de votre entourage (façon, Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain). Ou préparez un voyage, sans forcément avoir recours à des agences.
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